25 février 2010

Heavy Rain

Pour cette première review Playstation 3 de l'année, nous allons parler du tout dernier jeu de Quantic Dream qui est sorti cette semaine en France et la semaine dernière au Japon.

Heavy Rain


Quantic Dream ne vous dit sûrement pas grand chose puisque c'est un petit studio qui n'a fait jusqu'à présent que trois jeux, Heavy Rain inclus.
On se rappelera de Nomad Soul, de son univers futuriste et de son scénario très immersif.
Fahrenheit avait aussi fait parlé de lui avec une fois de plus une mise en scèene à la hauteur et son gameplay original dont Heavy Rain reprend en grande partie.

Quantic Dream, c'est aussi un studio français, on peut d'ores et déjà les féliciter d'avoir réussi à développer un jeu PS3 de bonne facture, surtout quand on connait les coûts de développement sur cette plateforme.
Sony a eu confiance en eux dès le départ et cela fait plaisir de voir que la promotion a très bien marché partout dans le monde.
Même au Japon, où Famitsu a consacré plusieurs pages dans leur magazine.
Espérons maintenant que le titre se vende bien et qui sait ? Quantic Dream deviendra un studio à suivre de très près.


Faisons un point sur l'histoire qui s'annonce être une sorte de thriller dont vous êtes le héros.
L'histoire prend place dans une ville des États-Unis où sévit un tueur en série.
Les victimes sont retrouvées noyées, une orchidée posée sur la poitrine et un origami dans la main.
Une nouvelle victime vient d'être kidnappée et c'est alors que quatre individus n'ayant aucun lien, sont plongés dans un contre-la-montre pour retrouver le "tueur aux origamis".
Ethan Mars, un architecte et père de l'enfant disparu, Madison Paige, une journaliste, Norman Jayden, un agent du FBI, et Scott Shelby, un détective privé. Vous incarnez chacun de ses protagonistes au cours de l'histoire.

L'originalité de Heavy Rain, tout comme l'était Fahrenheit, c'est son gameplay particulier qui ne fait pas penser à un jeu vidéo aux premiers abords.
Je dirais même que nous avons plus à faire à une sorte de film interactif plutôt qu'à un jeu vidéo proprement dit.
Jugez par vous-même : il n'y a pas de score, ni d'interface, ni de menus, ni d'évolution du personnage, non rien de tout ça.


On vous propose de vivre une histoire très scénarisée à travers quatre protagonistes qui ont tous le même but : arrêter le tueur en série.
On incarnera les quatre personnages tour à tour, chacun menant sa propre enquête et c'est vous qui déciderez des événements futurs selon les choix que vous aurez pris.

Tout ce que vous faites mais aussi tout ce que vous direz aura une influence sur le déroulement du récit.
Ce concept n'est pas nouveau, on a déjà vu ce gameplay dans d'autres jeux bien entendu mais cette fois-ci, les possibilités scénaristiques sont plus nombreuses et élaborées, et la façon dont les choses sont menées est assez originale, ce qui donne un côté interactif et une immersion beaucoup plus profonde de ce qu'on a pu voir jusqu'à maintenant.


Dans les phases d'exploration, vos actions varieront selon l'environnement dans lequel vous progressez et la plupart du temps, ce sont des actions très simples et basiques de la vie quotidienne.
Il suffit de reproduire le mouvement avec le stick analogique ou d'appuyer sur le bouton affiché à l'écran pour que l'individu s'exécute et déclenche ainsi l'événement.
Par exemple, il sera possible de sortir un papier de sa poche, d'ouvrir les portes d'un placard, d'allumer la télé ou la lumière, de tourner le robinet, de se raser, de mettre la table, de prendre un médicament, etc....
Cela peut vous paraitre ridicule mais justement c'est pour que le joueur se sente immerger pleinement dans la peau du personnage.
Grâce à ces petites actions sans importance, vous prenez part à 100% au déroulement de l'aventure, ce qui vous évite de rester passif.
Toutes ces actions ne sont pas obligatoires pour autant, disons que cela vous apporte une certaine liberté et comme je l'ai dit plus haut, l'histoire s'adaptera à vos choix.
Vous avez aussi la possibilité d'agir sur les pensées de votre personnage, qui là aussi, auront une importance sur la trame scénaristique.


Outre le fait d'appuyer sur les boutons pour agir, la manette Sixasis, elle aussi, est mise en valeur ici.
Par exemple, pour simuler le geste de brossage des dents, se sécher après une douche, dessiner, etc..., il suffira de secouer la manette de bas en haut, de gauche à droite ou encore de la tourner.
Toutes les interactions avec la manette ont été prises en compte.

Les déplacements des personnages peuvent paraitre rigides dans un premier temps mais comme les zones où l'on évolue sont assez petites, finalement ça ne dérange pas tant que ça.
Lorsque les zones sont plus vastes, le personnage se met alors à courir, ce qui prouve que les programmeurs ont bien peaufiné leur jeu en terme de jouabilité.

Dans les phases d'actions, on retrouve le même gameplay sauf que cette fois-ci la contrainte de timing entre en compte.
Ce qu'on appelle plus communément "quicktime event", phases que l'on retrouve dans beaucoup de jeux à l'heure actuelle comme Bayonetta et Yakuza pour ne citer qu'eux.
Ces actions sont donc importantes puisque ce sont elles en général qui changeront le récit principal de l'histoire.
Si vous échouez, pas de ne panique, le game over n'existant pas, l'histoire continuera de se dérouler en conséquence.


Un petit point sur la difficulté du jeu qui mérite d'être éclairci.
Lorsque vous démarrez une partie, on vous demandera si vous êtes à l'aise avec la manette Sisaxis ou non.
Ne prenez pas ce paramètre à la légère puisque c'est ce choix qui définira la difficulté du jeu.
En fait, si vous jouez occasionnellement, les actions à entrer seront simples (mode facile) alors que si vous êtes à l'aise avec le pad, vous aurez droit à des actions plus difficiles (mode difficile) comme des combinaisons allant jusqu'à 5 boutons simultanément ou encore des déplacements avec le stick analogique à faire beaucoup plus délicatement.

Personnellement, je vous conseille de jouer en difficile lors de votre première partie car autrement, le jeu se révèle extrêmement facile et cela enlève de l'intérêt au gameplay.
De toute façon, n'oubliez pas que vous ne pouvez pas perdre ici, rien ne vous empêchera de refaire le jeu plus tard pour découvrir les différents embranchements.

A ce propos, parlons un peu de la rejouabilité.
Vous terminerez l'histoire en à peine 8 heures, ce qui n'est pas trop mal pour ce genre de jeu.
Et comme le jeu propose divers embranchements, les plus motivés seront forcés de rejouer toute l'histoire où certains chapitres pour découvrir toutes les possibilités scénaristiques, ce qui double directement la durée de vie du jeu.
Il y a au total 23 fins différentes, ce qui n'est pas rien !
Ceux qui veulent s'acharner à toutes les découvrir en auront donc pour leur argent sans aucun doute.
Et franchement, si vous avez aimé le jeu, vous aurez envie de voir toutes ces fins.


Graphiquement, on peut féliciter le travail de Quantic Dream, c'est du bon boulot surtout au niveau des visages des personnages qui sont vraiment très bien détaillés, de même pour les animations et les décors.
Franchement, je ne m'attendais pas à une telle qualité graphique pour un si petit studio.
On peut admirer le travail qui a été accompli, certains studios qui ont plus de moyens devraient en prendre de la graine. Bien joué les Frenchies !

Concernant la musique, là-aussi la bande son est très soignée, avec un thème dramatique au piano qui se prête parfaitement à ce genre d'ambiance morose et triste que le jeu veut nous faire ressentir.

Cependant, le jeu n'est pas exempt de points négatifs.
On notera tout d'abord une baisse de frame rate quasi constante et du "tearing" pratiquement partout pour compléter le tout.
Sans oublier les désynchronisations des voix ou encore le son qui a tendance à sauter de temps à autre.
C'est bien la première fois que je vois autant de problèmes techniques sur un jeu PS3, c'est fort désagréable et cela perturbe d'autant plus l'expérience.
Espérons qu'un patch sorte rapidement pour corriger ces lacunes.


Au bout du compte, Heavy Rain est une bonne surprise, pour le peu qu'on aime ce genre de jeux.
Et oui, je ne suis pas sûr que le jeu plaise à tout le monde à cause de son gameplay simpliste qui frustrera les joueurs qui s'attendent à un jeu d'action.
N'hésitez donc pas à tester la démo pour vous faire votre propre opinion avant de passer à l'achat.
Le gameplay est très basique certes mais ce qui prime avant tout, c'est l'histoire et la façon dont elle racontée.
Et je peux vous confirmer que le scénario tient la route, que ce n'est pas du tout tiré par les cheveux, et qu'il m'a tenu en haleine jusqu'au bout.
A aucun moment je n'ai décroché et la surprise a été totale lorsque j'ai découvert qui était le tueur.
J'ai donc été complètement immergé de A à Z, Quantic Dream ont bel et bien réussi leur pari.
Et puis, si vous êtes père de famille, alors vous comprendrez encore plus le message que Quantic Dream a voulu faire passer dans leur jeu.
En tout cas, cela nous change des jeux d'action classiques, des FPS comme on en voit tous les jours, et c'est ce qui fait plaisir.

A noter que la version japonaise a été censurée, toutes les scènes de nudité ont été coupées, alors que le jeu est censé être destiné à un public adulte averti.
J'avoue que je ne comprends pas pourquoi cette démarche, surtout quand on voit des jeux comme Madworld qui débarque sur Wii sans aucune censure, sans oublier les GTA et autres qui sortent comme si de rien n'était.
Je ne suis pas mort pour autant, disons juste que je trouve juste ça honteux mais ne craignez rien, pour vous autres, la version française ne sera pas censurée, j'en doute fort.

Il serait dommage de passer à côté de ce titre d'après moi mais comme Mars est un mois où les gros titres vont tomber, il va falloir faire des choix certains me diront.
Même si ça n'a rien à voir, sachez que j'ai passé plus de bon temps avec Heavy Rain qu'avec Final Fantasy-couloir-13, voilà c'est dit.

Ma note : 8/10
Version testée : japonaise | Textes et menus : anglais/japonais
Voix : anglais/japonais

PS. Optez pour les voix en VO qui sont bien meilleures que les voix françaises comme souvent.

18 février 2010

Japan Arcade Mania

Comme vous le savez tous, je m'intéresse toujours de très près aux publications des Editions Pix'n Love.
Et aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'un de leurs mooks sorti l'année dernière :
Japan Arcade Mania.


Cet ouvrage n'est pas un ouvrage "made in France", il a été écrit par Brian Ashcraft et Jean Snow, deux bloggeurs dont vous connaissez sûrement leur site puisqu'il s'agit du célèbre Kotaku.com, une référence sur le web.

On peut d'ores et déjà féliciter les Editions Pix'n Love pour avoir pris le soin de le traduire en français.
Ce mook a donc pour but de nous faire découvrir l'arcade au Japon, ses joueurs ainsi que son évolution à travers les années.
Alors qu'en France, pratiquement toutes les salles d'arcade ont disparu, au Japon, même si la concurrence est dure face aux consoles de salon, il n'en reste pas moins une clientèle toujours présente et qui, ainsi, fait vivre les salles pour le bonheur de tous.

On retrouve dans ces pages des interviews pertinentes et intéressantes des plus grands spécialistes ainsi que des joueurs effrénés qui nous font découvrir leur passion et qui pour eux, l'arcade a marqué leur vie à tout jamais.

L'ouvrage est divisé en plusieurs dossiers tous les plus intéressants les uns que les autres.
On trouvera d'abord une explication sur le phénomène et l'explosion des Ufo Catchers, ces petites grues mécaniques permettant d'attraper des peluches enfermées dans de grandes vitrines en verre.
En France, ces attrapes-nigauds n'ont jamais eu de réels succès mais au Japon, les chances de gagner étant plus élevées et les prix plus intéressants, la clientèle est au rendez-vous.


Même si cela ne concerne pas directement le jeu vidéo, difficile de passer à côté des Purikura, ces cabines "photomaton" où il est possible d'écrire et de dessiner à sa guise sur les clichés pris.
Passage obligatoire dans toute salle d'arcade japonaise qui se respecte, il était tout à fait normal d'en consacrer un dossier.

Qui dit arcade au Japon, dit forcément Rhythm Game : les DDR, les Beatmania et autres plateformes où l'on doit danser, faire de la guitare ou encore appuyer comme un forcené sur des dizaines de boutons en même temps ne sont pas non plus oubliés.


Ikaruga, Mushihime sama ou encore Space Invaders, cela ne vous est pas inconnu n'est ce pas ?
Le shoot'em up, c'est grâce à lui que les salles d'arcade ont vu le jour sans aucun doute.
On ira d'ailleurs faire un tour chez les créateurs de Cave pour qu'ils nous expliquent comment ce genre vieux comme la vieille résiste encore.


Après le shoot, le jeu de baston, ça va de soi.
Petite explication sur l'envergure du phénomène en salle où l'on comprendra l'envie des joueurs à se battre face à face.
Les KOF, Virtua Fighter et autres Tekken sont là, sans oublier une sympathique interview de Daigo, le meilleur joueur de Street Fighter au monde.


Un petit dossier consacré aux jeux de hasard, trop peu connu chez nous, avant de terminer sur un gros dossier traitant des jeux d'armes à feu comme House of the Dead et de tous les jeux de simulation allant de Hang-On à Afterburner sans oublier les jeux rétros qui continuent à faire de l'argent encore actuellement.
Eh oui, sachez que vous trouverez toujours quelqu'un assis devant un Tetris ou Puyo Puyo dans une salle japonaise.


Voilà pour ce tour d'horizon qui promet beaucoup.
Comme a chaque fois, j'ai pris mon pied a lire ces dossiers, qui une fois de plus, ont fait ressortir toute la nostalgie que j'ai au fond de mon coeur.

J'aimerais que vous puissiez aussi ressentir cette même impression en le lisant.
En tout cas, c'est encore une référence de la presse vidéoludique française à se procurer de toute urgence.

Merci encore Editions Pix'n Love pour ce superbe mook qui sera rangé soigneusement dans mon coffre fort, je vous le garantis.

Nombre de pages : 196 | format : B5
Qualité : papier glacé, couleur et N&B
Prix : 15€

Pour commander : http://editionspixnlove.fr/

17 janvier 2010

Kingdom Hearts : Birth By Sleep

On commence l'année 2010 avec une review PSP, qui l'aurait cru ?
Et pas des moindres, puisqu'il s'agit d'un jeu phare attendu par beaucoup, un jeu Square-Enix une fois de plus, qui devrait faire remonter les ventes de PSP dans les prochaines semaines à venir.

Kingdom Hearts : Birth By Sleep


Après les épisodes PS2, GBA, DS, la PSP a enfin droit à son Kingdom Hearts !
Lors du TGS 2008, j'avais pu tester un peu la chose et j'en avais gardé un goût plutôt amer, 9a ressemblait à un simple beat'em all ni plus ni moins.
Puis en 2009, toujours lors du TGS, le jeu avait pris une tournure plus plaisante avec de beaux graphismes resplendissants et un système ressemblant aux épisodes PS2.
Tout ça s'était donc bien amélioré et aujourd'hui maintenant que j'ai le soft entre les mains, il est temps de voir ce qu'il a réellement dans le ventre.

Un petit point rapide sur l'histoire tout d'abord.
Avant que la Keyblade appartienne à Sora, il y avait autrefois d'autres élus, qui cherchaient à devenir eux aussi de puissants maîtres Keyblade.
A cette époque, la paix régnait jusqu'au jour où le maître de trois apprentis disparut, faisant naitre une nouvelle menace, celle des Unverseds.
Les 3 apprentis décident alors de partir à la recherche de leur maître mais malheureusement il semblerait que celui-ci ait changé de camp.
La mission de leur maître : la recherche des princesses de cœurs, mais pourquoi ?


L'histoire prend place avant tous les épisodes sortis jusqu'à maintenant.
La particularité scénaristique ici, est que nous avons 3 histoires différentes qui nous sont proposées au lieu d'une seule, chacune relatant celle de nos 3 apprentis : Terra, Aqua et Ventus.
Pour prétendre finir le jeu correctement et connaitre de quoi il en retourne vraiment, il vous faudra terminer chacune de ces histoires.
Au premier coup d'œil, on remarque que Ventus n'est rien d'autre qu'un simple copier-coller de Roxas dans ses moindres traits, histoire que le joueur ne se sente pas trop dépaysé.
Je me suis d'ailleurs laissé avoir puisque c'est le personnage que j'ai sélectionné dès le début.

Selon le choix de votre personnage, l'histoire sera narrée différemment même si nos protagonistes visiteront les mêmes mondes.
Le tout est très scénarisé comme on en a l'habitude, c'est à dire entrecoupé de scènes cinématiques à gogo, de nombreux combats et de boss, sans oublier quelques petites énigmes par-ci par-là à résoudre.
Bien entendu, PSP oblige, ne vous attendez pas à ce que les mondes soient aussi vastes que sur PS2.

Je ne m'étalerai pas sur l'histoire, venons en au fait avec le gameplay proprement dit, et comme vous allez le voir, il y a énormément a dire.
Cet épisode reprend en gros le gameplay des épisodes PS2 pour le bonheur de tous les fans.
Ici pas de jeu de cartes ni de petites quêtes insignifiantes à gauche à droite comme sur DS, non !
On repart dans les mondes de Disney pour combattre non pas les Sans-Coeur mais les Unversed, à la façon d'un vrai Kingdom Hearts.
Cette fois-ci, on ira visiter les mondes de Blanche-Neige, Cendrillon, Aurore, Peter Pan, Stitch, d'Hercules et bien entendu le monde de Winnie l'ourson est aussi présent.


Comme d'habitude, on retrouve l'attaque Keyblade de base en appuyant sur rond, ainsi qu'un menu d'actions dans lequel on trouve des techniques Keyblade et des techniques de magie.
Là où cela diffère des versions PS2, c'est que votre menu de commandes peut être modifiable et c'est là que je vais vous demander votre plus grande attention pour ce qui va suivre.

En effet, c'est vous qui allez faire votre propre menu d'actions appelé ici "deck".
Vous pouvez avoir jusqu'à 3 trois decks différents et il est possible d'en changer en cours de partie comme vous le souhaitez.
A ce propos, cela m'a fait penser à Chain Of Memories qui partait sur le même principe offrant la possibilité de développer des decks spécifiques selon l'ennemi.

Rien ne vous empêchera donc de faire un deck uniquement magie ou uniquement d'attaques au corps-à-corps mais contrairement à CoM, vaut mieux faire un deck équilibré, du moins, lors de sa première partie.
Une fois que vous avez confectionné votre deck, lors du combat il suffit d'utiliser les boutons haut/bas de la croix multidirectionnelle pour choisir vos actions.
Le petit inconvénient est que chaque action demande un temps d'attente avant d'être réutilisée une deuxième fois.

Là où cela devient intéressant, c'est que chaque action possède un niveau d'évolution.
Au fur et à mesure de vos combats, les actions de votre deck évolueront automatiquement, augmentant leur capacité et les dégâts commis aux ennemis.
Le but est donc simple : monter au maximum toutes vos actions pour avoir une plus grande puissance.
Mais ce n'est pas tout, il y bien sûr un autre intérêt.

Lorsque deux de vos actions auront atteint leur niveau maximum, il sera possible alors de les fusionner entre elles afin d'obtenir une nouvelle action inédite.
Celle-ci offrira donc de nouvelles caractéristiques mais surtout une puissance accrue.
Ajoutez-la à votre deck et faites ainsi avec vos autres actions au fur et à mesure de votre progression.

C'est donc un point très intéressant du gameplay et qu'il ne faut pas négliger.
Les combinaisons sont nombreuses, difficile de savoir les résultats à l'avance, c'est pourquoi il est nécessaire de chercher les recettes cachées dans les trésors.
Ces recettes vous indiqueront quelles sont les actions qui se fusionnent bien entre elles.
Bien entendu, les actions fusionnées peuvent fusionner à nouveau, donnant ainsi un grand nombre de variétés d'actions.


Revenons au combat !
Pendant que vos actions se rechargent, vous pouvez utiliser votre attaque de base pour terrasser les ennemis et essayez de faire des combos.
Les combos ! Justement ils ont une très grande importance dans cet épisode.

On remarque qu'au dessus de notre menu d'actions se trouve une jauge qui augmente au fur et à mesure que vous enchainez vos actions.
Une fois que cette jauge atteint son maximum, il est possible de déclencher une attaque spéciale et puissante.
A ce moment là, la jauge commence à se vider petit à petit, mais si vous continuez à enchainer les ennemis avec cette même attaque, alors la jauge augmentera à nouveau.
Le but étant d'atteindre une fois de plus le maximum de la jauge, vous permettant de passer au niveau suivant de l'attaque spéciale. Vous me suivez ?
On peut monter ainsi comme ça jusqu'à quatre niveaux de combos !

Sachez aussi que selon votre personnage, les actions et attaques spéciales diffèrent, ce qui donne une très grande diversité au gameplay et faire le tour de toutes ces attaques demandera quelques efforts.
Tout comme les fusions, les combos ne sont pas à mettre de côté, au contraire, c'est la base même du gameplay dans ce jeu !

Maintenant que nous avons le gros morceau, venons-en aux autres nouveautés.
Autour de notre jauge de vie, on trouve deux autres jauges, l'une appelée "Focus" et l'autre "D-link".
Commençons par la première : "Focus".
Lorsque vous verrouillez un ennemi en appuyant sur L+R et que vous maintenez ces deux touches, on passe alors en mode "Focus", c'est à dire que votre personnage se concentre uniquement sur un seul ennemi et il est alors possible d'utiliser une action spéciale surpuissante.
Pendant que vous lui faites sa fête, la jauge diminuera jusqu'à ce que vous l'arrêtiez ou qu'elle s'épuise tout simplement.
Là aussi, il existe plusieurs de ces actions spéciales pour chacun des personnages.


Quant à la jauge "D-Link", elle m'a fait pense au systeme d'invocations que l'on trouvait dans les épisodes PS2.
En fait, à chaque fois que vous terminerez un monde, vous deviendrez ami avec le personnage de ce monde (Blanche-Neige, Cendrillon, Mickey, etc...)
Ces compagnons ont bien entendu des capacités spécifiques (commandes de support, de défense, augmentation de la force, etc...) et il sera possible de les utiliser pendant un combat.

Je m'explique, pressez la touche droite de la croix et vous accédez à un autre menu de commandes dans lequel figure tous vos compagnons Disney ainsi que vos 2 amis.
Choisissez l'un d'entre eux et soudainement vous pourrez utiliser ses techniques pendant un laps de temps.
Ce laps de temps n'est rien d'autre que la jauge "D-link" qui se vide au fur et à mesure de son utilisation tout comme la jauge "Focus".
On pourra remonter cette jauge en utilisant les Ether trouvés dans les coffres.
Tout ça est donc très intéressant car selon les ennemis ou les boss que vous rencontrez, il sera bon de faire appel aux amis adéquats.

Comme vous pouvez le voir, le gameplay de ce nouveau Kingdom Hearts est très riche et encore il reste d'autres points à expliquer mais autant que vous les découvriez par vous-même.
En tout cas, je vous le dis, ce Kingdom Hearts assure bel et bien, difficile de ne pas accrocher à toutes ces nouveautés.
Au TGS, tout ça n'avait pas été très développé donc il était difficile de se faire un avis mais à présent, on se rend compte que Square-Enix a bien pris son temps pour finaliser son bébé et cette nouvelle recette fonctionne parfaitement : je suis ravi !


Point de vue technique, il n'y a pas à dire : une fois encore Square-Enix tape très fort.
On a droit à un jeu de toute beauté, avec des graphismes digne d'une PS2.
Comme d'habitude, ce sont les personnages qui sont le plus détaillés, surtout ceux de Disney et on se demande même comment ils ont réussi à si bien les modéliser sur PSP.
Graphiquement, c'est donc du très bon travail et on sent que la PSP tourne à plein régime de ses capacités.
Tellement à fond qu'on a même droit à quelques ralentissements, voire une baisse du framerate de temps en temps, mais rien d'alarmant rassurez-vous !

Côté musique, la bande-son est soignée comme toujours par Yoko Shimomura et c'est toujours un plaisir d'écouter les thèmes de Disney et de KH réarrangés à toutes les sauces.
Si vous avez aimé les bandes-son des épisodes PS2, alors vous ne serez pas déçu par celle-ci.
Et puis quelle classe d'avoir les voix parlées pendant tout le jeu comme sur console de salon.

Un petit mot rapidement sur le mode multijoueur avant de conclure.
Le jeu offre la possibilité de jouer en ligne en mode coopératif via la connexion Wi-Fi de la console.
On pourra alors jouer jusqu'à trois personnes simultanées afin de combattre dans un mode spécial appelé "Mirage Arena".
Outre le fait de se taper entre amis, il sera possible de refaire les boss ou encore de s'entrainer pour améliorer ses techniques.
On a même droit à un mini-jeu "Command Board" qui rappelle de très près une autre licence Square-Enix : Itadaki Street.
Je ne me suis pas encore vraiment intéressé à ce mode mais pour le peu que j'ai vu, ça a l'air très prometteur, on sent surtout que le mode online n'a pas été bâclé comme c'est souvent le cas.


Le jeu est loin d'être parfait cependant, j'ai recensé quelques points noirs qui m'ont un peu ennuyé.
Tout d'abord, support UMD oblige, les chargements sont longs et bien trop nombreux, ce qui casse vraiment le rythme de l'aventure.
Heureusement, le jeu nous propose trois installations sur la Memory Stick dont la plus grosse requiert 600 Mo.
Cela permet de réduire les temps de chargement mais malgré ça, ils restent assez nombreux au final.
Inutile de dire que si vous ne faites pas cette installation, vous avez intérêt à être d'une très grande patience.

Concernant la maniabilité, elle n'est pas très intuitive.
Je ne trouve pas très aisé de verrouiller un ennemi en appuyant sur L+R en même temps, de même que le fait d'utiliser la croix pour choisir les commandes pendant le combat est loin d'être pratique.
Cela oblige de déplacer le pouce, ce qui rend votre personnage immobile pendant ce temps-là, pas vraiment idéal lors d'un combat face à un boss qui vous enchaine.
C'est une question d'habitude, comme toujours, mais je trouve ces choix plutôt mal fait.

Sans oublier la caméra qui bouge dans tous les sens et qui part souvent en "sucette" lorsqu'un ennemi est verrouillé.
On aura décidément pas eu un Kingdom Hearts sans parler positivement de la caméra.
Ceux qui crachent sur la licence à cause de ça, peuvent une fois de plus passer leur chemin.

Kingdom Hearts : Birth By Sleep est au final une belle surprise pour ce début d'année 2010 et cela me fait énormément plaisir de pouvoir rejouer sur ma PSP avec beaucoup d'acharnement.
Cela faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, pas depuis FF7 Crisis Core il me semble.
Après un épisode DS assez décevant, je me demandais si l'épisode PSP serait à la hauteur, j'en ai la réponse aujourd'hui : il l'est, et bien plus que je ne l'imaginais.
Les fans de Kingdom Hearts ne seront donc pas déçus, on retrouve tous les éléments de la série PS2 avec beaucoup de changements au niveau du gameplay comme on a pu le voir, un scénario qui nous explique la genèse des maitres Keyblade, sans oublier les mondes Disney toujours aussi plaisants à visiter.
Et puis, on a droit à une durée de vie assez colossale puisqu'il faut à peu près 10 heures pour boucler le scénario d'un personnage, soit environ 30 heures de jeu minimum pour finir le jeu dans son intégralité, ce qui est plutôt pas mal.

Mon verdict : 8/10
Dommage que le support UMD gâche un peu le rythme, et que la maniabilité soit un peu maladroite, sinon il aurait mérité un peu plus je pense.
Possesseurs de PSP, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Version testée : japonaise | Textes, voix et menus : japonais