17 décembre 2011

La PS Vita dans la poche !

Et une de plus !
Ça y est, la Playstation Vita est enfin à moi !
Depuis que je l'avais tenue pour la première fois dans mes mains lors du Tokyo Game Show, je n'avais qu'une seule envie : la posséder au plus vite, tout comme cela avait été le cas pour la PSP.

Aujourd'hui, samedi 17 décembre 2011, c’était donc la sortie japonaise de la nouvelle console portable de Sony, la PS Vita, qui vient prendre la relève tant attendue de la PSP.
La relève, c'est vite dit car au Japon, le marché de la PSP est encore en très bonne forme et il faudra attendre plusieurs mois pour que les joueurs passent vers la nouvelle machine.

Et comme à chaque sortie de console au Japon, depuis 2000, j’essaie d’être présent le jour J pour me procurer la dite machine.
Aujourd'hui, c’était ma cinquième sortie de consoles, après la Gameboy Advance, la Gamecube, la PSP et la Wii.

Je dois dire que ce fut une sortie plutôt tranquille, une des plus tranquilles que j'ai pu faire jusqu’à maintenant.
En fait, Sony avait pris beaucoup d'avance en lançant des réservations dans tout le pays deux mois à l'avance, dès la mi-octobre.
Avec 2 modèles au choix, un modèle Wifi et un autre 3G/Wifi.

Pour le modèle 3G/Wifi, au Japon, le partenariat s'est fait avec NTT DoCoMo, le plus grand opérateur téléphonique du pays.
Sony pensait sûrement que le modèle 3G/Wifi serait le plus demandé mais contre toute attente, c'est le modèle Wifi, moins cher, qui a rencontré le plus de succès lors des réservations.
Du coup, celles-ci ont été closes très rapidement.
Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant d'acharnement autour de ce modèle et je n'ai donc pas pu faire ma réservation à temps.
Il faut dire aussi que jusqu’à maintenant je n'avais jamais eu à faire de réservation.

Pas de bol pour moi, ma seule chance de posséder une PS Vita restait donc le modèle 3G/Wifi.
Déception totale puisque jouer en ligne à l’extérieur ne m’intéresse vraiment pas du tout.
Mais voila, il a fallu que je passe par hasard un beau matin ce vendredi devant ce magasin près de chez moi pour tomber nez à nez avec des modèles Wifi encore disponibles.
Alors que toutes les réservations pour ce modèle étaient officiellement closes, pour je ne sais quelle raison, il en restait.
Y aurait-il eu des désistements ou alors quelques unités en plus de dernière minute ?

Vous pensez bien que je n'ai pas donc pas hésité une seule seconde.
Réservation faite, je suis ressorti du magasin avec un grand sourire sur les lèvres.
Je peux vraiment m'estimer heureux car j'avais passé ma semaine à chercher des modèles Wifi à droite à gauche mais en vain.
Finalement, faire la queue toute la nuit pour tenter d'avoir un modèle Wifi n'avait plus lieu d’être, d'autant plus que les magasins n’hésitaient pas à afficher que seules les personnes ayant réservé seront servies le jour J.
Concernant le modèle 3G/Wifi, aucune restriction de vente cependant.

Vendredi soir, je suis donc rentré chez moi tranquillement alors que j’étais parti le matin même avec mon sac à dos prêt pour faire nuit blanche.
Un petit tour à Akihabara pour prendre la température pour se rendre qu'il n'y avait quasiment personne devant Yodobashi Camera, le plus grand magasin d’électronique du quartier.
Voilà qui mettait tout le monde d'accord: il était clair que faire la queue toute la nuit n'avait que peu d’intérêt.
Les transporteurs, eux, étaient là, débarquant les cartons de Vita devant les yeux des futurs acheteurs.
Des dizaines de Vita à 50cm de moi...


Pas de nuit blanche certes, mais j’étais tellement excité, comme à chaque sortie de machine, que j'ai fait "mon Japonais", c'est à dire me lever en pleine nuit pour aller faire la queue à l'ouverture du magasin.
Debout donc à 4h30 pour prendre le premier train à 5h10, arrivé devant le magasin Tsutaya (quartier de Shibuya) à 5h30.
J'arrive sur place et environ une dizaine de personnes étaient déjà assises.
Comme à l'accoutumée, le personnel est déjà sur place pour gérer la file d'attente.
On me remet gentiment un ticket affichant le numéro 20.
Numéro 20 ? et ce, sans faire la queue toute la nuit ? une première pour moi.
Le temps où on faisait les queues la veille au soir en se demandant s'il y aurait assez de machines pour tout le monde semble bien loin.

Il était impossible de rentrer dans la file d'attente avant que le staff contrôle bien que j'ai une réservation.
5h30, il fait 2 degrés dehors et j’écris, les mains gelées, sur une fiche les jeux et accessoires que je souhaite me procurer.


J'avais dans l’idée de me prendre une carte mémoire de 16Go mais j'ai changé pour une 8Go au final.
De même pour la pochette rigide que j'ai changé en pochette souple, chose que je regrette déjà car la souple est trop petite je trouve et il est difficile de bien mettre la console bien au fond.

Enfin, 6h45, plus que 15 minutes avant le lancement de la machine.
Le personnel nous fait entrer dans le magasin et là, on se fait flasher dans tous les sens comme si nous étions des stars par les journalistes venus exprès pour célébrer l’événement.
Les chaines de télévision locales sont toutes là ainsi que les médias étrangers comme Reuters et les chaines françaises comme M6 et Canal+.



Quelques minutes avant le compte à rebours, c'est Kazuo 'Kaz' Hirai qui monte sur la scène pour faire son speech.
Première fois que je le vois de si près, dommage qu'il ait dû partir juste après car j'aurais bien aimé me faire dédicacer ma Vita.


6h55, ça y est, le compte à rebours est parti.
10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, PSP VITA !!
Les caisses peuvent à présent ouvrir et commencer à vendre ces chères PS Vita qui n'attendent que d’être servies.

Quelques minutes, plus tard, ENFIN, je ressors du magasin avec ma belle PS Vita Wifi, une carte mémoire de 8Go, un film de protection pour l’écran, une pochette et mes trois jeux qui sont: Everybody's Golf 6, Touch my Katamari et Uncharted: Golden Abyss.
Très content, excité comme une puce mais aussi fatigué.
Il est 7h45, le temps de rentrer chez moi et de déballer tout ça.


Mais je passe devant les journalistes français qui me demandent de leur donner une petite interview, difficile de refuser.
Et j'enchaine comme ça trois petites interview à la suite, une autre en français, une en anglais et une dernière en japonais.
Voilà de quoi passer un peu partout.
Je ne sais pas si je passerai dans les émissions mais c'est toujours un plaisir de partager son plaisir au public.

En fin de compte, et ça peut vous paraitre stupide, mais le fait de ne pas avoir passé la nuit dehors, ce n'était pas le même sentiment ni la même excitation que d'habitude.
Ça m'a paru "facile" de l'obtenir par rapport aux autres fois.
Mais d'un côté, je ne regrette pas d'avoir pu dormir au chaud dans mon lit vu les températures qu'il faisait.


Maintenant, il ne me reste plus qu'à tester les jeux de fond en comble.
En attendant, voici la vidéo de ma "nuit" juste ci-dessous.


Et puis voici quelques vidéos qui présentent très rapidement la machine et le fonctionnement des jeux.
Je reviendrai certainement sur le fonctionnement du système dans un prochain sujet mais sachez juste que ce nouveau XMB fonctionne comme un OS de smartphone en fin de compte.
Tout est application, de même que les jeux, qui apparaissent comme des icônes une fois installés.
Ils peuvent être mis en arrière-plan à tout moment en appuyant sur la touche PS située en bas à gauche.
Lorsque l'on joue et que l'on appuie sur cette touche alors le jeu se met automatiquement en pause et il est possible d'y revenir par la suite quand on le souhaite.

En tout cas, ce que je peux d'ores et déjà vous dire, c'est que c'est une superbe belle machine, très bien désignée, légère, avec un écran géant d'une qualité exceptionnelle.
Vivement que l'on puisse jouer en interaction avec la PS3.




Moi, je vous donne rendez-vous dans les prochains jours pour des impressions un peu plus approfondies sur la machine et sur les trois jeux cités plus hauts.
Je compte sur vous !

14 décembre 2011

Zelda Skyward Sword

Je m’étais promis de me faire le prochain Zelda et de le finir et bien c'est chose faite !

The Legend of Zelda : Skyward Sword


N'ayant pas accroché à Twilight Princess, je m’étais arrêté en plein milieu de mon aventure et je n'ai jamais eu le courage de reprendre ma partie.
Il faut dire que ça tombait pile au moment où ma fille est née donc un peu moins de temps pour jouer mais la faute aussi au système de sauvegarde du jeu qui m'a empêché de faire de courtes sessions surtout une fois arrivé dans les donjons.

Première chose que j'ai donc vérifié avant tout dans ce Skyward, c'est la possibilité de sauvegarder facilement à tout moment sans devoir refaire du chemin déjà fait.
Il est vrai qu'avec le temps ma façon de jouer a changé, il m'est plus difficile d’enchaîner de longues sessions comme autrefois.
Donc quand je m'attaque à un jeu d'aventure ou à un RPG, le fait de savoir qu'il y a beaucoup de points de sauvegarde ou de sauvegardes automatiques, cela me ravi.


Comme je l'ai sûrement déjà dit, je ne suis pas un fan inconditionnel des Zelda mais il y a tout de même quelques épisodes qui m'ont marqué comme Link to the Past sur Super Famicom, Ocarina of Time sur N64, Link's Awakening sur Gameboy et The Minish Cap sur GBA.

Mais depuis Ocarina, je n'ai pas vraiment accroché aux autres Zelda, les épisodes DS m'ont vite agacé par leurs aller-retour insupportables.
Ce Zelda Skyward, c’était donc l'occasion de se remotiver et de se remettre à fond dans l'aventure comme à l’époque de la N64.

Une fois le jeu lancé, première constatation concernant les graphismes : textures baveuses, flou prononcé et un fort aliasing comme sur les premiers jeux Wii sortis en 2006.
Wouahh !!
Il semblerait que l'on constate ces faits uniquement sur une télévision HD.
Sur télé standard, rien de tout ça.
Mais bon, après quelques minutes, on s'y fait même si ça reste désagréable surtout après un passage sur console HD.
C'est un choix artistique comme le disent les développeurs, inutile de débattre plus.
Il est vrai que les couleurs et le choix d'aquarelle à l’arrière-plan ont tout de même du charme.


Une fois habitué, l'aventure peut enfin commencer mais malheureusement pour moi, j'ai encore quelques mauvaises surprises à découvrir.
À peine commencé qu'il est impossible de contrôler les caméras, aïe !
Motivé, je ne désespère pas et continue ma quête jusqu'au premier temple où je me rends compte rapidement que les contrôles à la Wiimotion+ n'apportent rien si ce n'est des galères pour bien contrôler son personnage et finir par avoir mal au bras.
Soyons francs, Nintendo a voulu nous imposer son accessoire "motion gaming" mais au final, on s'en serait bien passé.
À part brandir son épée/sa wiimote au ciel de façon cool, l’intérêt des contrôles au wiimotion+ m'ont plus ennuyé qu'autre chose.
Une bonne manette m'aurait vraiment empêcher de crier comme un putois dans toute la maison pendant des heures.
Un petit tour sur Internet pour me rendre compte rapidement que je n’étais pas le seul à critiquer ce point, ce qui est rassurant d'un côté.

La point suivant, qui n'engage que moi, ne pourra certainement pas être compris par les fans invétérés de la série, j'en suis bien conscient.
Je trouve que le gamedesign/gameplay n'a pas évolué d'un chouïa, se retrouvant face à des mécanismes qui ont fait leur temps.


Comment en 2011, peut-on voir un personnage se jeter dans le vide automatiquement sans avoir, si ce n'est qu'une demie seconde, une animation nous montrant celui-ci perdant l’équilibre avant de tomber ?
Eh bien non, Link saute les yeux fermés dans le vide.
Vive les sauts automatiques !
Je pouvais encore concevoir ça il y a quelques années mais dans un jeu d'aventure de 2011, je trouve ça lamentable.

On continue avec la fameuse visée Z, très bien intégrée dans les épisodes 64 de même que dans Twilight Princess si je me souviens bien, complètement à côté de la plaque ici.
Lors des boss par exemple, on se retrouve à verrouiller des murs où je ne sais quoi plutôt que de se recaler face à l'ennemi.
Rien de plus agaçant lors d'un combat important.
Du coup, on perdra des cœurs bêtement à cause de cette gestion bancale des caméras.
Ce n'est peut-être pas grand chose pour certains mais sachez que ça m'a énormément ennuyé.


Allez j'en rajoute une couche pour la route.
Link peut sauter dans les nuages en chute libre et une simple pression sur bas suffit pour appeler son oiseau.
Le truc, c'est que si Link se suspend à une plate-forme perchée dans le ciel et qu'il la lâche, et bien il meurt !
Alors que si on saute, on ne meurt pas.
C'est ce genre de petits détails qui m'ont énervé tout le long du jeu et que je trouve inadmissible.

Sans oublier les murs qui sont aussi grands que Link mais qu'il n'est pas pas capable d'escalader.
Ou enfin les rebords d'eau de quelques centimètres infranchissables.
Je vais m’arrêter là car après on va dire que c'est de la mauvaise foi mais quand on joue, on ressent tout de même une sacrée frustration.


Comme je le disais plus haut, tout ça n'engage que moi.
Il n'y a rien de tragique en soi mais je pense que Nintendo ne s'est pas trop mouillé avec ce Zelda.
Alors certes les fans de la série me riront au nez, mais moi qui attendais une part d'innovation dans la façon de jouer, c'est plutôt raté.
Et ce n'est pas la "Wiimotion-gadget-Plus" qui viendra me dire le contraire.

Mais malgré tout ça, j'ai persévéré jusqu'au boss final et je dois bien reconnaître que ce Zelda a tout de même des qualités.
Ce que je retiendrai de ce jeu, c'est tout simplement l'agencement des donjons.
J'ai vraiment apprécié les énigmes, les objets comme le grappin ou la jarre, ainsi que la variété des mondes dans lesquels on progresse.
L'ambiance est particulièrement réussie, une ambiance très proche d'un Ocarina Of Time.
Avec un coup de cœur au dernier temple vraiment bien imaginé.
Si je me contente de ça, alors le jeu est réussi.


Mais autrement, le reste ne m'a guère enchanté.
En mettant les graphismes de côté, on a une histoire classique, des musiques qui n'ont rien d'exceptionnel, des voyages en oiseau sans intérêt et un boss final sans qui ne restera pas dans les mémoires.
Scénaristiquement, on en apprend tout de même un peu plus sur la saga.

Pour conclure, ce Zelda m'a plutôt déçu et j'avoue m’être forcé pour aller jusqu'au bout.
Nintendo s'est contenté du minimum mais pour ma part, c'est gâché par un accessoire sans intérêt et par un gameplay un peu rouillé.
Il serait temps de se mettre à jour et de revoir les codes et mécanismes des jeux d'aujourd'hui.
Si ce jeu était sorti en 2007, je ne l'aurai pas critiqué comme je l'ai fait aujourd'hui mais pour un soft qui sort en 2011, la pilule passe beaucoup mois bien.
Avec la Wii-U, on peut espérer voir une renaissance de la série un peu comme Capcom et son Bio Hazard 4.
Je l’espère fortement car autrement je ne crois pas pouvoir retoucher à un Zelda de ma vie, du moins sur console de salon.
Mais d'après Aonuma, le producteur de la série, il y a peu de chances de revenir à la jouabilité aux boutons, il faut se preparer à ce que le Wiimotion+ soit utilisé dans les futurs Zelda.

01 décembre 2011

Rayman Origins

Pour une fois, je vais parler d'un jeu français, et cela me fait très plaisir, surtout lorsqu'il s'agit de Rayman, la mascotte d'Ubisoft des années 90 créée par Michel Ancel.
Certes Rayman s’était un peu fait volé la vedette ces derniers temps par ses potes, les Lapins Crétins, mais il revient aujourd'hui en très grande pompe dans une nouvelle aventure, qui vous allez le voir, mérite incontestablement le détour.

Rayman Origins


Avant de parler du jeu proprement dit, j'ai envie de vous faire partager quelques lignes de nostalgie.
Car Rayman, pour moi, c'est tout de même un personnage qui a marqué une partie de ma vie de joueur.
Je me souviens comme si c’était hier du tout premier Rayman sorti sur consoles 32 bits, un jeu totalement éblouissant de part ses graphismes colorés, léchés, et ses animations bluffantes pour l’époque.
Et puis, on se rappelle tous de sa difficulté où les sauts sur les plates-formes étaient au millimètre près.
On sentait vraiment que les développeurs s'en étaient donné à cœur joie mais le jeu restait sensiblement difficile pour les jeunes joueurs comme moi à l’époque.


Et puis Rayman, c'est aussi une partie de ma vie professionnelle puisque, comme certains le savent certainement, j'ai travaillé chez Ubisoft il y a de ça une dizaine d’années au cœur des projets Rayman 2, 3 et M.
Donc forcément, durant ces années à Montreuil, j'ai vu Rayman sous un autre angle.
Je me souviens de plusieurs anecdotes dont une assez sympathique qui concerne la version japonaise de Rayman 2 sur laquelle j'ai collaboré.
En effet, le corps de Rayman est violet mais au Japon cette couleur a plutôt une connotation néfaste donc pour un héros, cela n'allait pas du tout.
Du coup, Rayman dans Rayman 2 version japonaise se retrouve doté d'un corps de couleur bleue foncée.
Étonnant non ? surtout que le tout premier Rayman sorti au Japon n'a pas été recoloré pour l'occasion. Étrange tout ça.
La preuve de mes dires en video.
De même pour la fée Ly qui se voit relookée et recolorée pour la version japonaise comme vous pouvez le constater ici sans oublier tout un tas d'autres retouches graphiques.
La question qui se pose donc, qu'en sera-t-il de la version japonaise de Rayman Origins?


Rayman, c'est donc ma petite mascotte française préférée sans aucun doute et je suis bien content aujourd'hui de découvrir ses nouvelles aventures.
Ici, pas de 3D vulgaire ou de lapins débiles, non non, comme l'indique clairement le titre du jeu, on revient aux origines.

Faites place au jeu de plates-formes de l’année !
L’année dernière, j'avais été complètement conquis par Donkey Kong Returns et cette année, je suis complètement tombé sous le charme de ce Rayman Origins.
On peut dire haut et fort qu'Ubisoft a bel et bien réussi son pari.
Rayman, qui avait été mis sur la touche dernièrement, revient en pleine forme.

Parlons tout d'abord de la réalisation globale.
Il semblerait que le studio d'Ubisoft Montpellier ait développé un moteur spécifique pour ce jeu.
Et il est vrai que le résultat est plutôt impressionnant : des couleurs chatoyantes, des animations à faire pâlir certains dessins animés, un framerate de 60fps même sur Wii et des musiques qui nous enchantent dès le début.
Tout comme pour le premier Rayman, nous avons donc droit à une réalisation très soignée et c'est un vrai plaisir pour les yeux et les oreilles.


Cote gameplay, on reprend exactement les memes mecaniques que dans le premier opus.
Rayman peut sauter, nager, courir, lancer son poing, frapper et voler avec ses cheveux.
La difference est que nous commencons avec un Rayman avec peu de pouvoirs, qu'il retrouvera petit a petit au fur et a mesure de l'histoire.
Je n'ai jamais vu un jeu de plates-formes si beau à vrai dire.

La force de ce Rayman Origins tient dans son gamedesign qui, et je pèse mes mots, vient concurrencer directement Mario dans son propre domaine.
En effet, on retrouve beaucoup d’idées reprises aux Mario et même à Donkey Kong.
Pas de doute, les développeurs d'Ubisoft se sont inspirés de ces idées mais les ont transposées différemment et intelligemment au monde de Rayman.
Du coup, tout s’enchaîne à la perfection et c'est un vrai bonheur que de parcourir tous ces mondes.
Rayman 1 avait été un "coup d'essai" si on peut dire avec comme idée essayer d'imiter le talent d'un certain Miyamoto.
Cette fois-ci, Rayman rentre dans la cour des Grands sans aucun doute.

L'autre point fort, c'est le challenge que propose le jeu.
Outre la difficulté du soft, arriver jusqu’à la fin ne sera pas une mince affaire.
Le jeu est divisé en 8 mondes distincts ayant pour thèmes les classiques: forêt, eau, feu, glace, etc.
Pour débloquer les stages, il suffit de délivrer les electoons emprisonnés.
Les lums sont bien entendu présents et ont leur importance eux-aussi puisqu'il faut en récupérer un maximum afin de les tranformer en electoons une fois le stage fini.


Donc pour faire clair, pas assez de lums, impossible de progresser.
Libérer uniquement les electoons ne suffit donc pas.
Heureusement, il vous reste le mode "Time Attack" qui vous propose de refaire les stages dans un temps imparti avec comme récompense un electoon.
Pour arriver au dernier monde, faire quelques allers-retours dans les précédents niveaux sera donc nécessaire.
Et arrivé une fois à celui-ci, on découvre des stages proches de la torture.
Outre les boss particulièrement vicieux, j'ai failli à plusieurs reprises lancer la manette par la fenêtre.
Ce qui, après réflexion, n'est pas une si mauvaise chose, cela signifie qu'il faut de la persévérance et de très bons réflexes.
Sachez aussi que Rayman ne peut se faire toucher que deux fois maximum d’où les vies et continus infinis.

Un monde caché est aussi disponible mais il ne vous sera ouvert que si vous trouvez toutes les dents de la mort dispersées un peu partout.
Donc là, c'est encore un tout autre challenge puisqu'en plus des lums nécessaires pour accéder à ces niveaux, il faudra faire preuve d'une grande dextérité.


J'allais oublier ce point alors qu'il fait partie intégrante du gameplay.
Il s'agit des phases de shoot'em up avec le moustique Moskito, grand ami de Rayman, que l'on n'avait pas vu depuis bien longtemps.
Là aussi, tout n'est pas si simple qu'il n'y parait: beaucoup d'ennemis, de projectiles à l’écran, de choses à éviter et de lums à récupérer.
Personnellement, j'ai adoré ces phases malgré le fait que certaines soient un peu trop longues.
En tout cas, elles s’intègrent parfaitement au reste du jeu.

Alors Rayman Origins, une perfection ?
J'aurais dit oui mais s'il y a bien un point qui me chagrine, même minime, ça reste la maniabilité.
Eh oui, celle-ci reste perfectible et notre Rayman se retrouve avec un problème d'inertie qui agace surtout dans les phases de courses.
Rayman a tendance à s’arrêter soudainement lorsqu'il attaque un ennemi en pleine course, ce qui a des conséquences lors des Time Attack ou certains boss.
Mourir pour ce genre de chose, c'est assez stupide.
Je trouve ça dommage et surprenant en même temps que ce petit détail n'ait pas été perçu et corrigé par les développeurs.
Car pour un jeu de plates-formes, disons-le clairement, ça craint.


Mais bon, à part ça, c'est du tout bon.
N'oublions pas non plus le mode multijoueur inspiré grandement de New Super Mario Bros Wii qui permet de s'affronter à quatre sur le même écran.

Je me suis complètement éclaté sur ce soft, tout autant que Donkey Kong Returns donc si comme moi vous êtes un grand amateur des jeux de plates-formes alors je vous recommande d'aller vous procurer ce très bon soft, français qui plus est.
Le fait de savoir qu'il sortira sur PS Vita me ravit car si c'est bien un genre de jeu qu'on voit souvent sur les portables de Nintendo, ce n'est pas le cas sur les machines de Sony.