23 mai 2010

Alan Wake

Enfin, le voilà, le jeu Xbox 360 le plus attendu depuis ces cinq dernières années.
Après un développement houleux, il sort enfin dans nos contrées.


Alan Wake, présenté pour la première fois à l'E3 2005 n'a pratiquement plus refait surface jusqu'à l'année dernière, à la grande surprise de tous, confirmant ainsi sa sortie pour 2010.
Le développement a été perturbé de nombreuses fois d'où des retards et des refontes en tout genre mais finalement Remedy/Microsoft offre enfin à ses joueurs aujourd'hui la possibilité de s'essayer à ce grand jeu thriller psychologique qui s'annonce comme un des meilleurs du genre.
Alors cette attente en valait-elle le coup ?

J'en profite aussi pour signer ma première review Xbox 360 car depuis que j'ai ma console (décembre dernier), à part Dirt2 et Gears of War 2, elle n'a pas eu grand chose dans le ventre, si ce n'est REZ HD qui tourne régulièrement.
En tout cas, s'il y a bien un jeu que j'attendais au tournant sur cette console, c'est bien celui-ci.

Alan Wake est un romancier New-Yorkais qui décide de partir avec sa femme dans une petite ville isolée afin de changer d'air, sa femme espérant qu'il retrouve l'inspiration d'écrire.
Malheureusement sa femme disparait dès le premier jour, Alan décide alors de partir à sa recherche au bout milieu de la nuit.
Il se rend compte alors que la petite ville de Bright Falls n'est pas une ville ordinaire et une fois la nuit tombée, il devra confronter les ténèbres qui veulent s'emparer de son dernier roman qu'il ne se rappelle pas avoir écrit.


Tout ça s'annonce assez terrifiant n'est ce pas ?
Et ça l'est, croyez-moi puisque tout le jeu se passera dans la nuit, le brouillard et l'obscurité, de quoi avoir de grandes sueurs froides.

Venons-en directement aux faits.
L'histoire se déroule en 6 épisodes, narrés à la façon d'un roman, ce qui nous plonge directement au cœur de l'action.
On contrôle donc ce cher Alan Wake à la troisième personne qui part seul à travers la petite ville de Bright Falls, à la recherche de sa femme.

Dans cette obscurité quasiment totale, il faudra rester sur vos gardes à tout moment.
Votre seul outil, votre lampe poche qui vous permettra d'y voir un peu plus clair.
Mais bien entendu, les Ténèbres ne vous laisseront pas progresser comme bon vous semble.
C'est alors que jaillissent de nulle part, des ombres humaines armées de faucilles et couteaux qui se jettent sur vous pour vous faire la peau.
Inutile de décharger votre revolver sur ces ennemis, cela ne leur fera rien.
Il faudra d'abord les éclairer quelques secondes pour que la lumière les aveuglent et les rendent mortels.
Méfiance cependant, car ces êtres sont extrêmement rapides et très agressifs.
Soyez vigilant !
Une fois vulnérables, vous pourrez alors les abattre avec les armes que vous trouverez sur votre chemin comme le pistolet, le fusil de chasse ou encore le fusil à pompe.
On est dans la profonde campagne américaine donc pas fusil mitrailleur ou autres armes lourdes, ça va de soi.


Bien entendu, votre lampe de poche ne peut pas éclairer éternellement et c'est pourquoi il faudra faire le plein de toutes les piles au lithium parsemées un peu partout.
Vous pouvez d'ailleurs concentrer le faisceau lumineux de votre torche, rendant l'ennemi vulnérable plus rapidement, la contre partie étant que votre pile se videra plus vite.
Les combats sont donc loin d'être ennuyeux, entre la gestion des piles, recharger son arme, localiser les ombres, se défendre, tout est fait pour que vous soyez pris de panique à chaque fois.

Vous l'aurez compris, la lumière est donc votre plus grand atout dans ce jeu.
Se diriger vers la lumière lointaine reste votre seul espoir.
N'hésitez pas à vous y réfugier pour faire une sauvegarde et aussi pour en profiter pour refaire le plein de munitions.

Outre la lampe de poche, vous trouverez d'autres armes comme les fusées de détresse qui feront fuir les oiseaux, qui sont eux aussi dangereux, ou encore des feux a main qui tiendront à l'écart vos ennemis pendant une courte durée durant laquelle vous pourrez fuir, recharger vos armes ou encore récupérer un peu de santé.
Sans oublier les grenades incapacitantes qui explosent en provoquant un jet de lumière tellement puissant que tous les ennemis aux environs seront désintégrés directement ou pour les plus costaux, seront fortement affaiblis.


Si les ennemis arrivent jusqu'à vous, seulement deux possibilités s'offrent à vous : fuir ou éviter les coups.
Fuir n'est pas vraiment la meilleure des solutions car les ennemis courent aussi vite que vous et vous rattrapent en vous assaillant souvent par un coup mortel dans le dos.
Votre meilleure chance est d'esquiver les coups au bon moment, ce qui vous permettra de gagner quelques secondes pour recharger votre torche ou d'enchainer sur une autre action.

Voila donc pour le gameplay principal, on passera donc la plupart de notre temps dans les bois à chasser ses ombres et à sauver son derrière.
Bien sûr, il y a d'autres phases d'action comme des phases de conduite ou des combats contre certains véhicules métalliques que vous devrez déposséder mais généralement, cela se résume au paragraphe du dessus.
Et c'est d'ailleurs, ce qui est un peu dommage car cela s'avère au final extrêmement répétitif.
Le gameplay n'est pas mauvais, oh que non, disons juste qu'il manque d'un peu plus de variété à mon goût.

Mais Alan Wake ne tient pas sa force de son gameplay mais plutôt de sa narration et de son ambiance.
Et c'est là que les développeurs ont fait très fort.
La narration épisodique rend l'immersion immédiate et les environnements dans lesquels on progresse sont tout simplement hallucinants.
Le brouillard, les effets d'ombres et de lumière, les arbres soufflés par le vent, rien n'est oublié.
Sans oublier l'ambiance sonore qui est superbement réussie.
Jouez-y avec un casque sur les oreilles et vous comprendrez de quoi je parle.
On sent vraiment que les développeurs ont voulu se sont surpassés à ce niveau.
Je recommande de jouer le soir seul et alors là, c'est le trip assuré sans aucun doute.
En ce qui me concerne, le titre de Remedy m'a complètement transporté artistiquement parlant, il n'y a rien à redire et c'est d'ailleurs ce qui en fait un titre à part entière.


Un petit point rapide sur la durée de vie qui s'avère assez courte malheureusement.
Comptez environ 8 à 10 heures pour en venir à bout.
Les différents modes de difficultés sont bien entendu présents pour rallonger un peu plus l'expérience, sans oublier les quelques annexes comme celle des pages du manuscrit à retrouver ou encore celle des thermos à café.

Parlons un peu des points noirs qui viennent ternir le tableau.
Quand je parlais au début que le jeu avait été repoussé maintes fois, cela s'en ressent fortement dans sa réalisation.
Tout d'abord graphiquement, même si les effets de brouillard et de lumière sont franchement bien réussis, les visages des personnages sont plutôt ratés.
Je pense surtout à la femme de Alan qui ressemble plus à un zombie qu'autre chose.
En général, la modélisation faciale de tous les personnages fait un peu pitié pour un jeu qui sort en 2010.
De même pour certaines scènes cinématiques qui sont loin d'être exceptionnelles et qui offrent même du lag et du tearing.


Concernant les actions d'Alan, elles doivent se compter à peine sur les doigts d'une main.
Entre un saut inexploité et plutôt mal calibré, on se rend compte que notre héros n'est pas un champion de l'escale et qu'il refusera de grimper la moindre petite hauteur.
Assez frustrant de ne pas pouvoir sauter comme on le souhaite surtout que visuellement, cela parait possible.
Bref, Alan parait très handicapé par rapport à Nathan Drake.
Espérons que Remedy revoit leur copie pour le prochain épisode.

Heureusement, tous ces petits points négatifs ne nuisent pas à l'expérience qu'apporte le jeu, et entre tous les reports qui ont été faits, je suppose que les développeurs ont du faire des concessions sur certains points. Dommage.
En tout cas, il faut bien le dire, je ne regrette pas une seule seconde mon achat.
Je suis content de ne pas m'être trompé sur ce jeu 360 que j'attendais au tournant.
Certes, cela aurait pu être un peu mieux finalisé mais bon, ça passe.
Vivement la suite !

Amateurs d'ambiance terrifiante et de romans à la Stephen King, il serait dommage de passer à côté de ce soft.

Ma note : 8/10
Version testée : Asie | Textes et menus : français | Voix : françaises

2 commentaires:

Snake a dit…

Vincent, le retour ! Quel plaisir =)
Ayant finit le jeu, je confirme la majorité de ce qui a été dit ici, c'est vrai que le jeu a l'air beaucoup répétitif, mais malgré ça on a quand même l'envie de continuer ne serait-ce que pour la narration.
Sans spoiler, j'ai été énormément déçu par la fin...
Sinon le reste, l'ambiance etc... étaient vraiment excellent !

Titiks a dit…

Arf... c'est LE jeu qui me fait regretter de ne pas avoir de 360 >_<
Très chouette critique :)